Sunday, September 17, 2006

Qui a lu cet article paru dans Marie-Claire de Septembre 2006?

Qui d'entre vous a lu cet article?

DES BEBES MADE IN INDIA
De plus en plus de couples stériles, venus des 4 coins du monde, débarquent en Inde à la recherche d'une mère porteuse. Louer un ventre y est facile, rapide et beaucoup moins cher. Un vrai business qui profite de la misère des uns et du désespoir des autres.
Par Sylvia Spring

Lorsqu'il leur a fallu trouver de nouvelles solutions pour résoudre leur problème de stérilité, Bobby et Nikki Bains, qui vivent dans la banlieue de Londres, n'ont pas été à court d'idées. Après les plantes médicinales, la prière, les astrologues, les devins et autres gourous indiens, ils ont finalement apposé une affice sur la vitre arrière de leur voiture: "Recherchons mère porteuse contre 14 000 euros". Après 5 FIV ratées et 2 années de recherches infructueuses pour dénicher une mère porteuse en Angleterre, le couple a opté pour une solution qui ne leur pose aucun problème de conscience: louer le ventre d'une Indienne pour porter leur enfant.
C'est grâce aux annonces publiées dans la presse de Bombay qu'ils ont trouvé une mère consentante, que Nikki décrit comme "très gentille": "A nos yeux, elle était la plus compatible. Elle est petite, comme moi, et de plus nous avons la même couleur de peau."
Nikki et Bobby Bains font partie d'un marché en plein essor: le tourisme de la fertilité. Des prix bas, une vraie qualité de soins, des donneuses d'ovules et des mères porteuses disponibles attirent de plus en plus de couples européens, mais aussi thailandais, russes et chinois, en Inde, un pays qui offre l'avantage de disposer de médecins anglophones.
Si l'on en croit un rapport publié par les cliniques spécialisées dans le traitement de la stérilité en Inde, le nombre d'enfants nés grâce à des mères porteuses a plus que doublé ces 3 dernières années, et rapporté plus de 350 millions d'euros par an. "Dans mon établissement, le nombre de couples anglais et américains a effectivement explosé, constate le Dr A. Malpani, directeur d'une clinique à Bombay. Environ 15% de mes patients sont aujourd'hui des étrangers qui n'ont aucun lien familial dans notre pays".
Les couples stériles sont attirés non seulement par le coût réduit des traitements médicaux, mais aussi par une réglementation peu contraignante. Les autorités britanniques ont déclaré illégale la rénumération des mères porteuses. Seuls leurs frais peuvent être remboursés à hauteur de 14 000 euros, ce qui ne motive guère les vocations. En revanche, le Conseil Indien pour la recherche médicale autorise les mères porteuses à réclamer une compensation financière en plus du remboursement de leurs dépenses- qui dépassent rarement 4 000 euros.
Les grossesses par FIV en Grande Bretagne sont si coûteuses- les cliniques privées, qui en réalisent 70%, les facturent 14 000 euros par tentative- et si complexes que la BBC en a fait une série TV, "The Family Man", qui dépeint les aventures d'un énigmatique expert en fertilité. Les cliniques indiennes, elles, proposent le même traitement médical pour environ 5 600 euros- billets d'avion et séjour à l'hôtel compris. Alors que, dans les cliniques anglaises, on n'accepte d'implanter dans l'utérus que 2 embryons à la fois, les médecins indiens en permettent 6.
C'est cette flexibilité qui a incité le couple Bains à entreprendre leurs démarches dans ce pays. "2 embryons en Angleterre, 3 fois plus ici... la probabilité de concevoir un enfant dès la 1ère FIV est du coup plus elevé". Mais les complications médicales sont réelles quand on implante autant d'embryons. Le Dr Malpani se défend en arguant que si la technologie était parfaite, il se limiterait à un seul. "Avant d'atteindre ce stade de perfectionnement technologique, nous estimons que les clients ont le droit de choisir le nombre d'embryons à implanter".
Les dangers des grossesses multiples sont pourtant parfaitement connus: risque plus élevé de naissances prématurées, de nouveau- nés de petit poids, et de morts- nés. Outre ces écentuelles complications médicales, qui peuvent aussi mettre en danger la santé des femmes, les mères porteuses sont très souvent stigmatisées par leur entourage. "Nikki numéro 2"- c'est ainsi que Nikki a rebaptisé sa mère porteuse- a avoué au couple Bains que sa famille n'était pas franchement ravie de la voir porter l'enfant d'une autre.
Les clients étrangers apprécient aussi de ne pas attendre longtemps pour obtenir un RDV, même si cela suppose un voyage en Inde. Rosa Tyser, qui vit dans le Tennessee, voulait, elle tomber enceinte grâce à un embryon indien, pour donner naissance à un enfant qui ressemblerait à son aîné, adopté en Inde. Après une recherche infructueuse aux USA, elle a découvert la clinique Malpani. "Les couples investissent beaucoup de temps, d'énergie et d'argent pour réaliser leur désir de construire une famille".
Les complications ne sont pas seulement médicales, mais également éthiques. Outre les risques qu'encourent les mères porteuses, ce genre de pratique reste un champ de mines légal. Le Conseil indien pour la recherche médicale n'offre aucun cadre juridique aux clients étrangers qui font appel à des mères porteuses. Les couples qui entrent dans cette procédure doivent adopter leur enfant selon la législation indienne. Et comme l'Inde n'a pas signé la convention de La Haye qui régit l'adoption internationale, la procédure locale n'est pas reconnue par la loi britannique.
En clair, de retour en Grande Bretagne, les parents doivent à nouveau adopter l'enfant. Ce processus, qui implique l'obtention d'un agrément et donc l'approbation des services sociaux, peut prendre 2 ans. Mais le couple Bains n'a pas l'air de se soucier de ces difficultés. Bobby et Nikki feront tout pour amener leur enfant à la maison. Bien que la mère porteuse n'ait pas été enceinte l'an dernier, elle a entrepris une 2de FIV (avec le sperme de Bobby et un ovule de Nikki). Ils sauront bientôt si cette insémination a fonctionné.
"Nous lui versons de l'argent pour son éducation, expliquent- ils. Nous veillons à ce qu'elle prenne bien ses médicaments et à ce qu'elle se nourisse correctement. Nous gardons toujours un oeil sur elle. Quand elle se rend à l'hôpital pour les examens, on nous prévient par courriel qu'elle n'a pas oublié son RDV", dit Nikki. Le couple la paie 560 euros pour suivre le traitement, et elle touchera 7 000 euros après l'accouchement.
Si elle accepte de donner naissance à un 2ème enfant,le couple Bains la paiera le double. Et en cas d'échec? "Nous envisagerons d'acheter l'ovule d'une autre femme, ou bien nous chercherons une autre mère porteuse. Mais "Nikki numéro 2" restera toujours dans notre coeur, comme un membre de la famille", conclut Bobby.
Les époux Bains sont si sûrs de leur bon droit qu'ils ont créé un site internet pour partager leur histoire et aider d'autres couples stériles à entrer en relation avec des cliniques spécialisées en Inde. "C'est comme un jeu de hasard, explique Nikki: on ne cesse de parier, jusqu'à ce que l'on réussisse".

Personnellement j'ai très mal réagit à cet article...et vous co-bloggeurs qu'en pensez-vous de ces pratiques?

2 comments:

Anonymous said...

Moi je trouve ca dégueulasse qu'on abuse des gens mais bien sur c'est quand il y a du fric les gens n'ont plus de scrupules!

CA ME REVOLTE!!!

De plus je trouve cet article super mal écrit!

Moushette said...

oui et il y a des erreurs notamment en ce qui concerne la non signature de la convention de la haye par l'inde ! pour l'instant tout ca c'est neuf, mais le jour ou une mere bio va changer d'avis ou qu'une femme va etre enceinte de sextuplés et qu'elle va tous les perdre suite à une réduction embryonnaire, on verra bien si tout reste aussi idyllique...

le concept "nikki2" m'a fait hurler... leur chose qu'il tiennent au chaud en attendant le deuxieme...